La République dominicaine regorge de croyances populaires et de superstitions fascinantes. Sorcières, Loup-garou, Galipote, Zangano ou encore Ciguapa : la culture dominicaine est riche en histoires mystérieuses transmises de génération en génération. Certaines croyances prêtent même aux sorciers le pouvoir d’invoquer la pluie. Alors que d’autres affirment que la première eau de mai est curative. Et dans les marchés vaudous, on raconte qu’il serait encore possible de pactiser avec le diable en réalisant le rituel d’El Baca. Si ces légendes ont peu à peu disparu de Saint-Domingue, elles restent très présentes dans les campagnes. La province de San Juan est d’ailleurs souvent considérée comme le fief de la sorcellerie en République dominicaine.

La légende du Galipote

Le mythe du galipote est répandu essentiellement en zone rurale de République dominicaine. Il aurait des origines africaines. Selon la croyance, le galipote est un homme disposant de la faculté surnaturelle de se transformer en chien, cheval, bouc ou autre animal. 

Cette légende dominicaine est surtout ancrée dans le Cibao. Mais aussi dans le sud du pays, et principalement à San Juan de la Maguana, province réputée pour ses pratiques de sorcellerie

Selon la légende, le galipote demande son chemin aux passants la nuit tombée. Puis comme ensorcelés, les passants sont ensuite désorientés et marchent jusqu’à l’aurore. Cette bête à l’aspect mi-loup mi-homme œuvre à faire le mal, et boit le sang des enfants. 

Loup-garou et zangano en République dominicaine

Selon les transformations du monstre, le Galipote est un Lugaru (loup-garou) ou un Zangano (oiseau de nuit).

Dans la métamorphose en Zangano, le sorcier maléfique prend le nom de Zangano ou Zancu. Il marche en réalisant de grandes enjambées. Comme dans sa transformation en loup-garou (Lugaru), cet être maléfique s’attaque de préférence aux enfants pour boire leur sang.

Parmi les croyances populaires, certains affirment que le sorcier Galipote peut se rendre invisible. Seule une branche d’un Palo de Cruz coupé un vendredi Saint pourrait s’en protéger.

Selon les croyances, le Galipote dominicain peut aussi se convertir en pierre ou en arbre. Il est immunisé contre les armes, jouit d’une force surnaturelle, et peut transférer sa conscience aux animaux. La légende conte que les voyageurs de nuit portaient sur eux une amulette pour se protéger du Galipote.

Le Bacá : faire un pacte avec le diable

Une croyance aux origines haïtiennes et Vaudou

Le Bacá est un pacte avec le diable réalisé auprès d’un sorcier à Haïti. Ce marché avec le démon est conclu pour attirer la richesse, la prospérité économique. La croyance populaire dominicaine veut que le rituel se déroule dans un Alcajé. Il s’agit d’un lieu fictif où se trouvent les personnes qui ont vendue leur âme au diable, et qui sont transformées en zombies ou en animaux

La richesse en échange de la mort

Selon cette légende de République Dominicaine, l’homme qui signe le pacte démoniaque doit donner au diable son plus jeune fils ou un parent proche qui lui est cher. En échange des richesses et des biens concédés, Lucifer sème la mort et emporte celui qui a fait l’objet de la transaction quelques années plus tard.

Toujours selon la légende, le pacte avec le diable est irréversible. Qui veut continuer de recevoir protection et prospérité doit se conformer à livrer d’autres proches pour satisfaire et honorer le diable.

Certaines croyances affirment que El Bacá est une créature diabolique, à l’apparence mi-chien mi-taureau, et avec des yeux démoniaque. Elle protègerait également les richesses de ceux qui ont signé le pacte. 

La mystique eau de mai dominicaine : une superstition qui dure 

Il se transmet depuis des générations en République Dominicaine que la première pluie de mai a des vertus magiques. Cette Primera agua de mayo (Première eau de mai) serait miraculeuse et aurait des propriétés curatives voire magiques. 

Des vertus curatives et magiques

Cette première pluie de mai éliminerait les parasites de l’estomac, ferait pousser les cheveux et selon certaines croyances, elle ferait même rajeunir. Tout du au moins, elle effacerait les rides. El agua de mayo était même utilisée pour des rituels religieux (baptêmes, fiançailles) et des exorcismes

La première eau de mai en ablution

Pour bénéficier des pouvoirs surnaturels de la première pluie de mai, il faut recueillir l’eau dans ses mains et se la porter au visage. Il est aussi possible de la stocker en bouteille pour une utilisation postérieure  comme une eau bénite

Les agriculteurs attendaient patiemment la première pluie de mai car ils croyaient qu’elle était bénite et qu’elle apportait de bonnes récoltes. 

Les sorciers de la pluie : croyances et superstitions dominicaine

Amarradores de agua 

Le terme Amarradores de agua pourrait se traduire par “ceux qui amarrent l’eau de pluie” . En effet, cette croyance se réfère à des personnes capables de contrôler la pluie et la météo. Ces sorciers auraient la faculté de retenir les pluies violentes qui dévastent les cultures, et de faire pleuvoir lorsque c’est nécessaire. 

C’est lorsque le temps est negrecito comme disent les dominicains, que les amarradores de agua font leur magie. 

République dominicaine : la légende de la Ciguapa 

Cette légende dominicaine vient des croyances religieuses précolombiennes qui existaient dans le Caraïbe. Selon la croyance populaire, la ciguapa (ou siguapa) est une femme aux cheveux long qui a les pieds à l’envers, qui sort de nuit près des rivières et courants d’eau.

La siguapa peut ensorceler les hommes et causer du mal à quiconque. Elle fait partie des croyances dominicaines, mais aussi de celles de Cuba, Puerto Rico et d’Amérique centrale. 

Sorcières dominicaines et croyances associées

La République Dominicaine a aussi ses sorcières qui volent sur un balai magique en s’esclaffant d’un rire maléfique.

Les sorcières dominicaines ont l’âme pervertie. Elles sont vieilles et quittent leur peau avant de monter sur leur balai magique. Leur point faible, ou plutôt leur gourmandise, sont les enfants auxquels elles sucent leur sang par le nombril ou le gros orteil jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais si l’enfant est baptisé, la sorcière commencera à vomir du sang. 

Pour se protéger des sorcières, on accroche un balai à l’envers. Et pour les faire fuir et conjurer le mauvais sort, on utilise du sel. 

Croyance de République Dominicaine : las Nimitas ou les âmes des morts

En République Dominicaine, on associe las nimitas (les lucioles) aux âmes des morts qui veillent sur leurs proches.

Très courant dans le pays et surtout autour des champs, la superstition veut que la lumière des lucioles rappellent aux vivants la présence des défunts. Las Nimitas sont aussi appelées Cocuyo en Taïno.

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